Interview de Philippe Devers – membre du Collectif du Gard du Pacte civique – par Radio France
Alors que les cahiers de doléances des gilets jaunes sont désormais en accès libre pour le grand public, Philippe Devers de « Pacte civique » est revenu sur les revendications exprimées dans ces documents. Le collectif a pu en consulter un grand nombre dans le Gard.
C’est l’un des symboles d’une des plus grandes mobilisations sociales du XXIe siècle. Les cahiers de doléances des gilets jaunes sont désormais en accès libre, pour le grand public. Six ans après, ils ont malheureusement eu le temps de prendre la poussière, mais un arrêté publié début mai au journal officiel permet désormais de les consulter. C’est ce qu’a fait, dans le Gard, Philippe Devers.
Avec « Pacte civique », un collectif d’associations, il a pu analyser les cahiers de doléances issus de 45 communes gardoises où vit un sixième de la population du département. Et voici ce qui lui a sauté aux yeux, aux fils des pages : « Beaucoup de ceux qui les ont noircies réclament plus d’écoute, de respect et de justice de la part des élus », explique Philippe Devers. Le problème, c’est que les gouvernants ne s’en sont pas saisis, alors que ça aurait été pour eux l’occasion de mieux connaître le pays. »

Philippe Devers, de l’association « Pacte Civique » dans le Gard – P. Devers
Les thèmes qui ressortent le plus tournent tous autour du pouvoir d’achat : fiscalité, salaires, retraites, minimas sociaux. À ce stade, seuls deux élus du Gard ont fait un retour à Pacte civique : le sénateur LR du Gard Laurent Burgoa et le député ciottiste de la 5e circonscription du Gard Alexandre Allegret-Pilot.
A écouter directement sur le site de Radio France (6min) :
